Désignation d’un représentant fiscal : quelle marge de manœuvre ?
- Muriel Jacquot
- 6 nov.
- 2 min de lecture
Une entreprise étrangère non établie dans l’Union européenne mais redevable de la TVA en France peut être tenue de désigner un représentant fiscal en France. Ce représentant est chargé de remplir les obligations fiscales et déclaratives, et parfois d’acquitter la taxe. Récemment, l’administration a précisé les modalités autour de cette désignation : modèle officiel ou document personnalisé, mais dans des conditions bien encadrées. Voici ce qu’il faut retenir pour agir en conformité.

Obligation et rôle du représentant fiscal
Le représentant fiscal doit être assujetti à la TVA en France. Cela signifie qu’il doit être connu des services fiscaux français et souscrire régulièrement des déclarations de TVA. Lorsqu’une entreprise étrangère non établie dans l’UE est redevable de la TVA française ou doit accomplir certaines obligations déclaratives en France, cette désignation devient obligatoire. En pratique, ce représentant peut être une filiale de l’entreprise, un client ou un fournisseur.
Usage du modèle officiel vs document personnalisé
L’administration met à disposition un modèle officiel de lettre de désignation via le BOFiP. Ce modèle peut être utilisé tel quel ou comme base. Toutefois, les entreprises ont aussi la capacité d’utiliser un document différent, à condition que ce document reprenne les conditions légales exigées pour la désignation fiscale (références de l’article du CGI, obligations du représentant, etc.). Tout document alternatif doit donc faire explicitement référence aux dispositions légales en jeu.
Risques en cas de non‑conformité et bonnes pratiques
Si la lettre de désignation ne respecte pas les conditions légales ou ne mentionne pas les références exigées, elle pourrait être contestée, ce qui peut entraîner des retards, des pénalités ou un manque de reconnaissance du représentant fiscal par l’administration. Pour éviter ces risques, il est fortement conseillé de :
utiliser le modèle officiel du BOFiP comme base de référence ;
s’assurer que le représentant est assujetti à la TVA en France et qu’il remplit les obligations légales ;
vérifier que le document de désignation, même personnalisé, contient toutes les mentions requises par l’administration.
La désignation d’un représentant fiscal n’est pas purement administrative : c’est une obligation légale pour certaines entreprises étrangères et les modalités entourant le document de désignation sont désormais bien encadrées. Bien qu’il soit possible de s’écarter du modèle officiel, cela ne doit pas se faire au détriment des mentions légales. Un document rigoureux permet d’éviter litiges, retards ou redressements, tout en assurant une relation claire avec l’administration fiscale.
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